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    May 13

    Ici maintenant

    Ici maintenant

     

    Dans chaque semaine,
    Il y a deux jours sur lesquels nous ne pouvons jamais compter.

     

    Le premier jour, c’est hier.
    Hier, avec ses soucis et ses erreurs,
    avec ses fautes et ses bévues,
    avec ses peines et ses douleurs

     

    Hier échappe à notre pouvoir.
    Il n’est plus soumis à notre volonté.
    Tout l’argent du monde ne peut le ramener.
    On ne peut défaire un seul acte que l’on a accompli hier.
    On ne peut effacer un seul mot que l’on a dit hier.
    Hier est à jamais disparu.

     

    L’autre jour, c’est demain.
    Demain, avec ses espoirs et ses promesses,
    avec ses adversités et ses responsabilités,
    avec ses craintes et ses attentes .

     

    Demain échappe aussi à notre pouvoir.
    Il n’est pas encore soumis à notre volonté.
    Trop d’impondérables et d’imprévus peuvent nous arriver

     

    Horoscopes et voyance n’ont rien d’infaillible.
    L’avenir est mystérieux et … il est … à venir .

     

    Il ne nous reste donc qu’aujourd’hui…
    Vivons un jour à la fois.
    ‘’ N’importe qui peut vivre un aujourd’hui, quoiqu’il lui arrive .’’

     

    Bien sûr, il y a des difficultés à traverser dans le jour qui passe
    mais ce qui affole l’être humain,
    c’est surtout le goût amer de ce qui est arrivé hier
    et la peur panique de ce qui pourrait arriver demain.

     

    Enlevons de nos épaules les fardeaux d’hier et ceux de demain.
    Quant à ceux d’aujourd’hui, nous pourrons mieux les porter.

     

    Charles-Eugène Plourde

    Ne dis rien

    NE DIS RIEN

     

     Un père dit un jour à sa fille de neuf ans :

    - Écoute ma petite, il faut que je te dise quelque chose au sujet des bébés qui naissent dans les choux ...

    La petite fille éclate en sanglots et dit à son père :

    - Non, non, papa, je ne veux rien savoir ! Promets-moi que tu ne me diras rien !

    Le père est tout décontenancé .

    - Mais pourquoi veux-tu que je me taise, ma petite ?

    - Quand j'avais 5 ans, tu m'as expliqué que le Père Noël n'existait pas. J'en ai été toute triste.

    - Quand j'ai eu 6 ans, tu m'as dit de ne plus croire aux fées ni aux lutins ; que tout ça n'existait pas ...

    - Quand j'ai eu 7 ans, tu m'as dit que ce n'était pas les cloches qui apportaient les oeufs de Pâques ...

    - Quand j'ai eu 8 ans, tu m'as dit qu'il n'y avait pas de petite fées qui apportait une pièce de monnaie lorsqu'on perdait une dent ...

    - Mais si tu dois m'expliquer maintenant qu'en réalité les adultes ne font pas l'amour pour avoir des bébés, alors je n'aurai vraiment plus aucune raison de vivre ...

     

    Auteur : Inconnu

    Un homme

    Ca pleure aussi …

    Un homme …

     

    Un homme un jour 

    C’est vulnérable

    Çà nous ressemble infiniment

    Avec le cœur çà nous regarde

    Même en ayant l’air d’un géant

    On lui sourit on le sent proche

    On lui invente un peu d’espoir

    Mais superman , malgré sa force

    A dans les yeux

    Comme un brouillard …

     

    Çà pleure aussi un homme

    Aussi fragile qu’un môme

    Qu’on a laissé tomber

    Qu’il soit le roi de Rome

    Ou le clochard du coin

    Çà pleure aussi un homme

    Quand il a du chagrin …

     

    Pour un rêve qu’il vient de perdre

    Ou pour un amour qui le déchire

    Un homme un jour , çà devient faible

    Mais sans jamais osé le dire

    Çà peut avoir des bleus à l’âme

    Et les garder toute une vie

    En quelques jours comme une femme

    Çà peut avoir des cheveux gris …

     

    Oui

    Çà pleure aussi

                          Un homme…

     

    Claire De La Chevrotière 

    May 04

    Entre toi et moi

    Je suis comme une voleuse dans ta vie

    Tu vois je joue et je m'enfuis

    Si je t'avoue

    Que j'ai envie

    Je suis comme une tricheuse et pourtant

    J'aimerais tellement

    Baisser le masque

    Trouver l'espace

    Pour oser dire

    Prends-moi

    Comme dans un combat sans fin

    Envahis-moi

    Pose tes mains sur moi

    Gagne ma confiance

    Brûle les distances

    Entre toi et moi

    Je vis comme un blessé de l'amour

    Je cours toujours

    Pour pas risquer

    D'être touchée

    Je fais demi-tour

    Toi, tu joues le tout pour le tout

    Oublie les tabous

    Dicte tes lois

    Même si c'est fou

    J'ose te dire

    Et si parfois je suis maladroite

    Tu vois

    Je sais que je sais pas donner, pas donner ...

    Viens me chercher

     

    May 02

    Citation du jour

     
     
    Il faut renoncer au monde pour le comprendre.
     
    May 01

    A quoi tient la vie

     

    A  QUOI   TIENT   LA  VIE

     

    Les chercheurs font tout pour prolonger la vie.

    Mais on n’a pas de droit de décider de celle-ci.

    La nôtre ? A eux elle aussi !

    Pas question de donner notre avis.

    Ils ne veulent pas entendre parler d’euthanasie.

    Et cependant, quand le soir entre amis

    Ils entament des conversations philosophiques

    Où tout s’emmêle, la morale, l’éthique,

    Ils n’hésitent pas

    A passer de vie à trépas

    Telle guêpe, telle abeille,

    Qui les frôlait d’un peu trop près,

    Et qui pourtant, merveille des merveilles

    N’étaient là que pour polliniser.

    L’homme s’autoproclame Décideur,

    Prédateur,

    Régulateur,

    Décimeur,

    Tueur,

    Chercheur !

    Il cherche !

    Il cherche qui semble lui nuire,

    Il cherche !

    Il cherche qui peut lui servir.

    Qui est de trop,

    Qui, absolument il faut,

    Qui est assez beau,

    Qui est vraiment trop laid.

    Comme elle est jolie cette coccinelle,

    Tant de points noirs, ça porte bonheur.

    Une araignée, vite un coup de semelle,

    C’est laid, c’est poilu, quelle horreur !

    Et nos Poilus, dans leurs tranchées

    Ils n’en ont pas eu assez

    De malheur, vous croyez ?

    Mais eux, ce qu’ils cherchaient

    Le pourquoi ils luttaient

    C’était pour sauver leur peau

    A cause des salauds

    Qui avaient décider de jouer à la guerre,

    Pour le plaisir, voire des frontières.

    Et sûrement parmi nos Poilus, plus d’un, poète,

    Voyant passer, voler, ramper une petite bête

    Enviaient sa liberté,

    Et n’avaient pas envie de la tuer.

    Moi, de tout cela je n’en peux plus.

    Riez si le cœur vous en dit,

    Mais je vous aurai averti

    A Con Destructeur, salut !  

     

                                     Bernard Duhaut

    1er Mai

    1er mai 1886
    Journée de 8 heures et Fête du Travail
     
     
     Le 1er mai 1886, la pression syndicale permet à environ 200.000 travailleurs américains d'obtenir la journée de huit heures. Le souvenir de cette journée amène les Européens, quelques années plus tard à instituer la Fête du Travail.
     
    Une revendication nationale

    Au cours du IVe congrès de l'American Federation of Labor, en 1884, les principaux syndicats ouvriers des États-Unis s'étaient donné deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils avaient choisi de débuter leur action un 1er mai parce que beaucoup d'entreprises américaines entamaient ce jour-là leur année comptable.

    Arrive le 1er mai 1886. Beaucoup de travailleurs obtiennent immédiatement satisfaction de leur employeur. Mais d'autres, moins chanceux, au nombre d'environ 340.000, doivent faire grève pour forcer leur employeur à céder.

    Le 3 mai, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester, à Chicago. Une marche de protestation a lieu le lendemain et dans la soirée, tandis que la manifestation se disperse à Haymarket Square, il ne reste plus que 200 manifestants face à autant de policiers. C'est alors qu'une bombe explose devant les forces de l'ordre. Elle fait une quinzaine de morts dans les rangs de la police.

    Trois syndicalistes anarchistes sont jugés et condamnés à la prison à perpétuité. Cinq autres sont pendus le 11 novembre 1886 malgré des preuves incertaines.

    Sur une stèle du cimetière de Waldheim, à Chicago, sont inscrites les dernières paroles de l'un des condamnés, Augustin Spies : «Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui» (*).

    Manifester pour la journée de 8 heures

    Trois ans après le drame de Chicago, la IIe Internationale socialiste réunit à Paris son deuxième congrès. Celui-ci se tient au 42, rue Rochechouart, salle des Fantaisies parisiennes, pendant l'Exposition universelle qui commémore le centenaire de la Révolution française.

    Les congressistes se donnent pour objectif la journée de huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé). Jusque-là, il est habituel de travailler dix ou douze heures par jour (en 1848, en France, un décret réduisant à 10 heures la journée de travail n'a pas résisté plus de quelques mois à la pression patronale).

    Le 20 juin 1889, sur une proposition de Raymond Lavigne, ils décident qu'il sera «organisé une grande manifestation à date fixe de manière que dans tous les pays et dans toutes les villes à la fois, le même jour convenu, les travailleurs mettent les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement à huit heures la journée de travail et d'appliquer les autres résolutions du congrès. Attendu qu'une semblable manifestation a été déjà décidée pour le 1er mai 1890 par l'AFL, dans son congrès de décembre 1888 tenu à Saint Louis, cette date est adoptée pour la manifestation.»

    Le 1er mai 1891, à Fourmies, une petite ville du nord de la France, la manifestation rituelle tourne au drame. La troupe équipée des nouveaux fusils Lebel et Chassepot tire à bout portant sur la foule pacifique des ouvriers. Elle fait dix morts dont 8 de moins de 21 ans. L'une des victimes, l'ouvrière Marie Blondeau, habillée de blanc et les bras couverts de fleurs, devient le symbole de cette journée.

    Avec le drame de Fourmies, le 1er mai s'enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens.

    Quelques mois plus tard, à Bruxelles, l'Internationale socialiste renouvelle le caractère revendicatif et international du 1er mai. L'horizon paraît s'éclaircir après la première guerre mondiale. Le traité de paix signé à Versailles le 28 juin 1919 fixe dans son article 247«l'adoption de la journée de huit heures ou de la semaine de quarante-huit heures comme but à atteindre partout où elle n'a pas encore été obtenue».

    Les manifestations rituelles du 1er mai ne se cantonnent plus dès lors à la revendication de la journée de 8 heures. Elles deviennent l'occasion de revendications plus diverses.

    La Russie soviétique, sous l'autorité de Lénine, décide en 1920 de faire du 1er mai une journée chômée. Cette initiative est peu à peu imitée par d'autres pays (dont la France en... 1941). -

    Le 1er mai en France

    En France, dès 1890, les manifestants du 1er mai ont pris l'habitude de défiler en portant à la boutonnière un triangle rouge. Celui-ci symbolise la division de la journée en trois parties égales : travail, sommeil, loisirs.

    Le triangle est quelques années plus tard remplacé par la fleur d'églantine. En 1907, à Paris, le muguet, symbole du printemps en Île-de-France, remplace cette dernière. Le brin de muguet est porté à la boutonnière avec un ruban rouge (*).

    Le 23 avril 1919, le Sénat français ratifie la journée de huit heures et fait du 1er mai suivant, à titre exceptionnel, une journée chômée.

    Les manifestations du 1er mai 1936 prennent une résonance particulière car elles surviennent deux jours avant le deuxième tour des élections législatives qui vont consacrer la victoire du Front populaire et porter à la tête du gouvernement français le leader socialiste Léon Blum.

    C'est pendant l'occupation allemande, le 24 avril 1941, que le 1er mai est officiellement désigné comme la Fête du Travail et de la Concorde sociale et devient chômé. Cette mesure est destinée à rallier les ouvriers au régime de Vichy. Son initiative revient à René Belin. Il s'agit d'un ancien dirigeant de l'aile socialiste de la CGT (Confédération Générale du Travail) qui est devenu secrétaire d'État au Travail dans le gouvernement du maréchal Pétain.

    À cette occasion, la radio officielle ne manque pas de préciser que le 1er mai coïncide avec la fête du saint patron du Maréchal, Saint Philippe (aujourd'hui, ce dernier est fêté le 3 mai) !

    En avril 1947, la mesure est reprise par le gouvernement issu de la Libération qui fait du 1er mai un jour férié et payé... mais pas pour autant une fête légale. Autrement dit, le 1er mai n'est toujours pas désigné officiellement comme Fête du Travail. Cette appellation n'est que coutumière.